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Le post-gazette

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126 Re: Le post-gazette le Jeu 5 Mai 2011 - 22:03

Eric

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Un serpent de légende à l'aquarium
L'anaconda Lolita, star du printemps
.

Spécialisé dans toutes les écailles, d'abord avec celles de ses pensionnaires à nageoires puis plus récemment au travers de ses lézards, ses iguanes et ses serpents, l'Aquarium du Périgord noir au Bugue accueille depuis la fin de l'hiver un spécimen qui tient le haut de l'affiche au cœur d'un espace lui étant entièrement réservé.

Les Indiens du Pérou l'appellent yacunama, « mère des eaux » ; les conquistadores, matatoro, « le tueur de taureau » et les Indiens d'Amazonie « le serpent guerrier de l'onde » : l'anaconda est un dieu serpent. « Une nouvelle arrivée qui s'inscrit logiquement dans notre ouverture sur de nouveaux horizons, explique Laurent Corbel, directeur de l'Aquarium. Nous avons créé à son intention un biotope approchant son milieu naturel, avec un vivarium modulable et équipé d'une piscine chauffée. »

Jusqu'à 12 mètres !

Aujourd'hui âgé de 8 ans, ce représentant mythique de la forêt amazonienne est une femelle, baptisée Lolita par son propriétaire, Thierry, herpétologue de l'aquarium, chez qui elle est née dans les Landes. Lolita mesure aujourd'hui 5 mètres et la gent féminine présentant chez les anacondas les plus grandes dimensions, elle pourra atteindre dans les années futures la taille très respectable de 12 mètres.

Dans son milieu naturel, l'anaconda peut s'emparer de grosses proies, tels des jaguars ou des caïmans. En Périgord, il doit se contenter d'un menu moins exotique composé de lapins et de poulets. Enfin, si un peu plus loin les pythons montent la garde devant une statue de Bouddha, Lolita préserve quant à elle le trésor des Quechuas dans un décor approprié, avec, entre autres, des masques venant tout droit du Mexique. Et si l'anaconda est la star incontestable sur la rive droite de la Vézère en ce printemps, il pourrait bien être détrôné dès juillet par l'arrivée d'un python albinos, actuellement en quarantaine.

L'Aquarium du Périgord noir est ouvert tous les jours de 10 à 18 heures.


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127 Re: Le post-gazette le Jeu 5 Mai 2011 - 22:08

Eric

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L'étonnant sens de l'orientation des cuboméduses enfin élucidé
Des scientifiques suédois ont découvert que des méduses tropicales s'orientaient en cherchant des points de repère au-dessus de l'eau grâce à leurs multiples yeux.

Bien que privées de cerveau, les cuboméduses savent très bien se servir de leurs organes, et surtout de leurs yeux. C'est ce que révèle l'étude de chercheurs de l'Université de Lund en Suède qui sont allés suivre ces invertébrés dans un marais tropical de Porto-Rico. En effet, les scientifiques savaient déjà que ces méduses connues sous le nom de Trypedalia cystophora, s'aidaient de leurs multiples yeux pour éviter les objets en nageant. Mais jusqu'ici, ils n'étaient pas parvenus à comprendre pourquoi certains de ces organes regardaient constamment vers le haut, et ce quelle que soit l'orientation de l'animal. Aujourd'hui, le mystère est élucidé.

En observant les méduses de plus près, Dan-Eric Nilsson et son équipe se sont aperçus qu'un lourd cristal de gypse était incrusté dans les structures entourant les yeux. Un élément qui inciterait les créatures à regarder vers le haut. Pour faire une telle découverte, les scientifiques ont placé les cuboméduses dans un aquarium clair et ouvert qu'ils ont plongé dans le marais, avant de suivre les animaux à l'aide d'une caméra. Lorsque l'aquarium était placé à quelques mètres de la surface, les méduses heurtaient à plusieurs reprises les parois les plus proches des arbres visibles à travers l'eau. Au contraire, lorsque l'aquarium était plongé à 12 mètres de profondeur et que les arbres ne pouvaient plus être vus, les créatures se sont mises à nager dans toutes les directions. Ainsi, les biologistes ont expliqué que ces végétaux servaient en fait de points de repère aux cuboméduses.

Une vision "orientée"

"C'est la première fois que l'on démontre que des signaux terrestres sont utilisés pour la navigation des méduses ou d'autres invertébrés", a déclaré Dan-Eric Nilsson, cité par le New Scientist. Une découverte que semble confirmer le fait que les proies de ces créatures vivent essentiellement dans les eaux peu profondes et donc à proximité de la surface. Par ailleurs, les biologistes sont parvenus à modeler grâce à des photos, les images captées par les yeux des méduses et ont alors attesté que celles-ci étaient capables de détecter les arbres à travers l'eau dans une limite de 8 mètres de distance.

Selon Edward Buskey de l'Université du Texas à Austin, la découverte de cette capacité visuelle avancée chez un animal doté d'un système nerveux primitif peut en étonner plus d'un. Mais, il semblerait que l'on sous-estime bien trop souvent les système sensoriels des organismes simples, a confié le scientifique marin.

Je vous invites a débattre de ce sujet de la gazette sur ce post : http://www.forumducaj.org/le-defouloir-f23/debats-concernant-les-sujets-de-la-gazette-t1877.htm#63178


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128 Re: Le post-gazette le Sam 14 Mai 2011 - 20:10

Eric

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Les scientifiques entendent enfin la voix des poissons
Le poisson-crapaud émet des sons complexes que les équations linéaires ne sont pas capables de décrire.

Des chercheurs américains ont découvert que le poisson-crapaud est capable d'émettre deux sons en même temps, comme les oiseaux.

«On dit muet comme une carpe mais ce n'est pas vrai. Les poissons communiquent beaucoup car les sons se propagent très bien dans l'eau», avertit Thierry Aubin, directeur de recherche au CNRS en communication acoustique. Leur répertoire est d'une richesse étonnante. Une espèce de poisson-chat roucoule comme un pigeon et se met subitement à crier comme un singe. D'autres espèces, plus discrètes, grognent ou coassent comme des grenouilles ou lancent des petits «clics» en s'enfuyant. Il y a de véritables artistes comme le chabot à longue corne d'Amérique du Nord qui parcourt lentement les fonds en soufflant à la façon d'une corne de brume.

Certains sons ressemblent à des trousseaux de clés qu'on agite frénétiquement ou à un envol de canards. «C'est chez les poissons que l'on trouve la plus grande diversité de sons», assure Frédéric Bertuccci, doctorant au laboratoire de neuro-éthologie sensorielle piloté par Nicolas Mathevon (université de Saint-Étienne). L'océan n'est pas un monde de silence, comme le prétendait le commandant Cousteau. Les poissons n'arrêtent pas de parler, de crier et de chanter.
Au moment de la reproduction

Au cours des vingt ou trente dernières années, les scientifiques ont fait beaucoup d'enregistrements grâce à des ­hydrophones et des appareils de traitements des sons toujours plus performants. Ils travaillent de préférence dans les aquariums ou les laboratoires car il n'y a pas de bruits de fond comme c'est le cas en mer et ils peuvent y faire des expériences et des études comportementales. Ils ont pu observer ainsi que les poissons produisent des sons principalement au moment de la reproduction ou dans des phases agressives, tout comme les mammifères terrestres ou les insectes.

La plupart des poissons ont deux manières de faire du bruit, soit en faisant claquer leur mâchoire et leurs dents, soit avec leur vessie natatoire. Cette poche qu'ils remplissent de gaz ou vident à volonté leur sert de ballast et leur permet de monter à la surface ou de descendre dans la colonne d'eau. Mais les poissons l'utilisent aussi comme un tambour, un amplificateur des bruits provoqués par la contraction extrêmement rapide de certains muscles qui l'entourent. D'autres espèces emploient des artifices comme le hareng qui fait sortir des successions de petites bulles de son anus.

En dehors de ces observations, on sait en fait encore bien peu de chose sur le sens des signaux envoyés par les poissons. Une équipe de chercheurs de l'Université Cornell, dans l'État de New York (États-Unis) vient de montrer que tout reste à découvrir dans ce domaine. Ils ont néanmoins la certitude que les sons des poissons sont beaucoup moins rudimentaires qu'on aurait tendance à le croire, vu de notre monde terrestre (Proceedings of the Royal Society Biology, en ligne).
«Hou» et grognements

«Les appels du poisson-crapaud (cliquer pour en écouter le son) révèlent un degré de complexité comparable à celui des oiseaux et des primates», estiment Aaron Rice et son équipe dans leur étude. En effet, cette espèce est capable de produire simultanément deux sons, tout comme les oiseaux dont le pharynx (on l'appelle le syrinx) est ventilé à la fois par la trachée et par les bronches. Le poisson-crapaud, lui, est doté de deux vessies natatoires. Plus étonnant encore, ses muscles phoniques battent trois fois plus vite que les ailes du colibri.

L'équipe américaine s'est également aperçue que le poisson-crapaud émet des sons complexes (des «hou» et des petits grognements) que les équations linéaires ne sont pas capables de décrire. Pourquoi ont-ils été retenus par la sélection naturelle, s'interrogent les chercheurs? Est-ce un signal d'alerte particulièrement efficace ou la signature spécifique de chaque individu? Mystère. Des recherches récentes ont montré que la zone du cerveau activée lors des émissions sonores des poissons est la même que celle du langage chez l'humain.


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129 Re: Le post-gazette le Sam 14 Mai 2011 - 20:24

Eric

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Des espèces de poissons menacées servies dans les cantines scolaires

Dorade sébaste ou grenadier de roche : la grande majorité des enfants français consomment à l'école des poissons menacés. L'ONG Bloom dresse ce constat après une étude menée dans les plus grandes villes du pays, et dénonce la non-information des parents.

L'association Bloom, qui lutte pour la préservation des océans et des espèces marines qu'ils abritent, a mené une enquête sur l'approvisionnement en poissons des cantines des écoles maternelles et élémentaires françaises. Le constat est inquiétant : neuf villes sur dix servent des espèces de poissons issues de la pêche en eau profonde aux écoliers. La dorade sébaste, la lingue bleue ou le grenadier de roche, pêchés en eau profonde, sont par exemple régulièrement servis dans 90% des communes étudiées par l'ONG. Quant à la saumonette, qui regroupe certaines espèces de requins critiquement menacés, elle est proposée aux enfants de près de la moitié des villes interrogées.

"Les écoliers sont ainsi malgré eux complices de la surpêche, de l’extinction d’espèces et de la destruction de l’environnement marin", déplore Bloom dans un communiqué. Or les parents ne bénéficient d'aucune information quant à la provenance des poissons qui sont servis à leurs enfants. L'association demande alors aux fournisseurs et acheteurs de repas destinés aux cantines scolaires de fixer des exigences précises, de manière à éviter un approvisionnement en espèces menacées ou issues de la pêche destructrice.

La pêche en eau profonde a un impact considérable sur les fonds marins. Généralement pratiquée à plus de 500 mètres de profondeur, elle requiert un matériel, tel que le chalut, qui dégrade les écosystèmes.


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130 Re: Le post-gazette le Sam 14 Mai 2011 - 20:27

Eric

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Sarotherodon knauerae

Cette nouvelle espèce de poisson cichlidé, Sarotherodon knauerae, est un des plus petits Sarotherodons connus, avec une taille maximale enregistrée de seulement 75,2 mm chez les mâles adultes. Les mâles sont normalement couleur or, parfois avec un éclat métallique vert doré et des taches irrégulières foncées ou des points représentant les restes des bandes juvéniles. Les mâles reproducteurs ont du noir sur le dessous de la tête et le corps. Les femelles sont gris clair avec une iridescence métallique bleu-or sur les flancs.

Sarotherodon knauerae est grégaire, ce sont surtout des poissons cichlidés benthiques et ils semblent plus fréquents en eaux relativement peu profondes près du rivage. L'espèce est un incubateur buccal maternel, il est supposé se reproduire principalement pendant la saison des pluies (Août-Septembre), mais le frai et les soins au couvain n'ont pas été observées dans le lac Ejagham, au Cameroun, directement.

L'espèce est nommée en l'honneur de Mme Barbara Knauer, anciennement de l'Institut Max Planck de Seewiesen.

C'est un détritivore qui se nourrit à partir de substrats durs et mous et de la surface de l'eau.


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131 Re: Le post-gazette le Sam 14 Mai 2011 - 20:29

Eric

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Les grondins: des poissons mécontents...

Poissons "grondeurs ou grogneurs", les grondins sont abondants au printemps et en fin d'automne. Presque toujours présents dans la bouillabaisse, ils sont tout aussi délicieux en papillotes ou au four.

Le Grondin rouge Aspitrigla cuculus, le Grondin gris Eutrigla gurdardus et le Grondin perlon Trigla lucerna sont trois espèces de grondins appartenant à la famille des Triglidés (ordre des Scorpaeniformes, comme les rascasses). Ils sont reconnaissables à leur forte tête osseuse au profil allongé et à leur rayon épineux.

On discerne les grondins essentiellement à leur couleur. Le grondin rouge est franchement coloré et présente un museau à profil concave qui se termine, de chaque côté, par trois ou quatre épines. Il est assez proche du "grondin perlon", légèrement rosé, dont les grandes nageoires pectorales à la face interne bleue sont identifiables. Le "grondin gris" a le dos soit gris-jaune, soit gris-vert, le ventre blanc et un profil droit.

Une confusion tend parfois à appeler le grondin rouge "rouget grondin" et, de ce fait, à le prendre pour un rouget. Or, le seul poisson nommé rouget est le rouget-barbet, un poisson aux caractéristiques totalement différentes.

Le "perlon" est le plus long des grondins: de 15 à 60cm, 75cm maximum. La taille commune pour le rouge et le gris est comprise entre 15 et 40cm. Les plus vieux spécimens vivent entre six et sept ans.

Les grondins "grondent ou grognent", d'où leur nom... C'est en contractant les muscles intra-costaux qui agissent sur leur vessie gazeuse que les grondins émettent des sons sourds, semblables à des grondements. Certains ont même été observés en aquarium et réagissent de cette manière à l'approche d'autres poissons.

Les grondins sont des poissons benthiques, c'est-à-dire qu'ils vivent essentiellement sur des fonds sableux. Ils se nourrissent principalement de petits crustacés qu'ils cherchent à l'aide de leurs nageoires pectorales, en forme de doigt. Devenus adultes, ils mangeront aussi de petits poissons.

Les grondins sont pourvus d'une forte tête et de nombreuses arêtes, ce qui entraîne quelques déchets. Il est sage d'en tenir compte lors de l'achat et de prévoir environ 500g de poisson par personne, prévient l'Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l'aquaculture (OFIMER). Pour palier cet inconvénient, son prix est tout à fait abordable.

Les grondins rouges et perlon sont abondants au printemps et en fin d'automne. Leur qualité se reconnaît à leur couleur franche, qu'ils perdent facilement lorsqu'ils sont restés trop longtemps en contact avec la glace. Ils doivent être fermes et brillants, les ouïes bien rouges et les yeux légèrement convexes. Généralement proposés entiers, ils pourront être levés en filets par le poissonnier.

Le grondin est exceptionnellement riche en calcium (98mg/100g) réparti dans son squelette. Ne pas se priver, donc, de confectionner de merveilleux fumets ou fonds de poisson avec les têtes et les arêtes.

C'est la recette qui guidera le choix d'une espèce à l'autre. Les grondins gris sont les rois incontestés de la soupe de poisson: les plonger entiers dans un bouillon aromatisé, accompagnés de rascasses et de vives (mais on peut réaliser une excellente soupe avec des grondins uniquement). Cuire lentement 30mn, passer, et mouliner dans le bouillon pour lui conférer son aspect liant. Plus beaux à l'oeil par leur couleur rosée, les grondins perlon pourront être préparés au four.

Les grondins peuvent être également dégustés en papillotes, nappés d'une compote d'oignons doux, ou poêlés: cuire 5mn côté peau des filets, puis 30 secondes de l'autre face. Servir le poisson parsemé d'amandes grillées sur un lit de poireaux.


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132 Re: Le post-gazette le Jeu 9 Juin 2011 - 10:20

Damien

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Incroyable !! Vive la transparence !!


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«Il paraît que notre cerveau ne fonctionne qu’à 50 % de ses capacités.
Je n'y crois qu’à moitié...»

133 Re: Le post-gazette le Jeu 9 Juin 2011 - 22:37

Eric

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Le député et les poissons rouges
Beaucoup de politiciens sont indifférents ou soumis aux lobbys commerciaux vis-à-vis de la cause animale. Il faut donc soutenir, encourager voir voter pour ceux, trop rares, qui se battent pour cette cause. Aujourd’hui, nous mettons en lumière l’action de Mr Jean-Jacques Candelier, courageux député communiste du Nord. Oui, particulièrement courageux, car la cause qu’il a choisi de défendre est forcément en but à bien des moqueries et quolibets. Il a choisi de défendre un petit parmi les petits : le poisson rouge.

Cet animal est traité comme un vulgaire objet de consommation par notre société. Le vivant n’est pas une marchandise et toute souffrance même des plus petits êtres est à défendre surtout lorsqu’elle est provoquée par la bêtise et l’appât du gain. Se moquer de cette cause serait bien le signe d’une pensée à courte vue. Un poisson rouge est souvent le premier animal qu’un enfant est amené à côtoyer et hélas aussi celui par lequel il découvre la mort, parce que l’adulte référent (parent, professeur etc.) n’a pas correctement pris soin du poisson par désintérêt ou ignorance, parfois les deux. Le poisson rouge a donc un rôle important dans l’éducation au respect du vivant.

Le député Candelier a lancé l’alerte suivante « Sauvons les poissons rouges ! » sur son site et a créé un compte Facebook et Twitter. Déjà le député avait mis en garde contre les risques liés à la commercialisation de poissons transgéniques, génétiquement modifiés. Vous pouvez lire sa question et la réponse du ministère ici. Voici la question qu'il a envoyé au Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales, à savoir Mr Frédéric Lefebvre.

M. Jean-Jacques Candelier attire l’attention de M. le Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation sur le bien-être des poissons rouges et leur utilisation.

Les boules en verre ne peuvent être écologiquement et biologiquement considérées comme des aquariums. Un volume de trente litres est le minimum nécessaire à la maintenance correcte de l’espèce des poissons rouges Carassius auratus. Les aquariums doivent en outre être équipés d’un filtre et d’un aérateur, sans quoi la vie aquatique devient vite un véritable calvaire.

Par ailleurs, les cadeaux de poissons rouges lors de foires et autres fêtes foraines se font en infraction avec l’article L214-4 du code rural et de la pêche maritime. Il lui demande son avis, d’une part, sur l’application stricte de l’article L214-4 du code rural et de la pêche maritime, et, d’autre part, sur l’interdiction des mouroirs à poissons rouges que constituent les boules de verre.


Nous attendons avec grand intérêt la réponse de Mr Frédérique Lebfevre qui, nous n’en doutons pas, doit être un fervent défenseur des animaux. D'ici là, soyons nombreux à soutenir Mr le député Candelier dans cette cause en le rejoignant sur ses divers médias.


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134 Re: Le post-gazette le Jeu 9 Juin 2011 - 22:41

Eric

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Des millions de poissons retrouvés morts dans un lac des Philippines

Quelque 750 millions de tonnes de poissons ont été retrouvés morts, pourrissant dans le lac Taal, près de Manille, ce week-end. Des experts estiment que cette hécatombe aurait été engendrée par le début de la saison des pluies, qui a provoqué une brusque chute de la température de l'eau et du niveau d'oxygène du lac.

Ce week-end, les cadavres de millions de poissons ont été découverts aux Philippines, pourrissant à la surface du lac Taal, situé autour d'un volcan au sud de Manille, rapporte 20 minutes. Selon les observations des scientifiques, les poissons auraient été victimes d'une baisse de la température de l'eau et du niveau d'oxygène engendrée par les fortes averses qui ont marqué le début de la saison des pluies dans l'archipel.

Une grande partie des poissons appartenaient à des élevages et étaient enfermés dans des cages. De nombreuses entreprises piscicoles sont en effet installées sur les rives du lac. Elles tentent aujourd'hui de vider le Taal de ces millions de cadavres. "Les pêcheurs les ramènent sur la rive avec leur bateau. Mais l'odeur est épouvantable et pourrait poser un problème sanitaire", a expliqué Zenaida Mendoza, maire de la ville de Talisay, l'une des localités bordant le lac les plus affectées par le phénomène. Ce lundi, les autorités enfouissaient les cadavres sous la terre, mais ils sont encore des millions à flotter à la surface du lac Taal, pourrissant à l'air libre.


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135 Re: Le post-gazette le Jeu 9 Juin 2011 - 22:48

Eric

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Huit nouvelles espèces de poissons découvertes à Bali

Anguille de jardin, Heteroconger
Lors d'une investigation dans les eaux entourant Bali en Indonésie, les chercheurs de Conservation International (CI) ont découvert huit nouvelles espèces potentielles de poissons et une nouvelle espèce potentielle de corail.

L'étude aura duré deux semaines. Des chercheurs de Conservation International (CI) mandatés par le gouvernement indonésien ont inspecté plusieurs récifs proches de l'île de Bali. L'objectif de l'investigation : évaluer leur santé pour vingt-cinq zones présupposées au nouveau réseau d'aires marines protégées élaboré par le ministère des Pêches et des affaires maritimes.

Jeune dottyback, Manonichthys
Les chercheurs ont été émerveillés devant la richesse de ces habitats marins. "Il y avait une énorme variété d'habitats, des niveaux étonnamment élevés de la diversité et les récifs coralliens qui semblait être dans une phase active de récupération de blanchiment", a souligné Mark Erdmann, conseiller principal du programme de la CI en Indonésie.

Au total, huit nouvelles espèces de poissons et une nouvelle espèce de corail ont été identifiées. Parmi celles-ci, deux types de poissons cardinaux, deux types de dottybacks, une anguille de jardin, une perche de sable, un Fangblenny, une nouvelle espèce de gobie et un corail bulle. Des études à venir devraient confirmer la taxonomie de chacune de ces espèces.


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136 Re: Le post-gazette le Jeu 9 Juin 2011 - 22:55

Eric

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Sea Life : un requin vivait secrètement dans un aquarium
Le personnel du parc aquatique Sea Life de Blackpool, au Royaume Uni, a fait une découverte incroyable à l'intérieur même de l'un de ses aquariums. Il s’est rendu compte qu’un nouveau requin, jamais détecté auparavant, y vivait caché depuis des années à l'insu de tous.

Les experts du Sea Life de Blackpool, qui se trouve outre-Manche, n’en reviennent pas. Ils ont retrouvé récemment deux oeufs de requin de plus de 10 centimètres dans l’aquarium occupé par des espèces qui n’en pondent pas. Après observation, ceux-ci appartiennent à un requin de type requin-carpette qui vit généralement dans les eaux tropicales, selon les vétérinaires du parc.

Un requin comme celui-là aurait donc vécu des années dans l’aquarium, dans des recoins sombres, se cachant ainsi de tous. C’est pourquoi les employés de Sea Life ne l’ont jamais observé. Mais comment est-il arrivé là ? Sea Life pense qu’un ancien conservateur qui travaillait pour le parc a un jour introduit l’animal dans l’aquarium pour le montrer au public, sans le mentionner dans les documents de Sea Life. C’est pourquoi sa présence ne figure nulle part dans les archives.

"Nous pensions que [l'oeuf] faisait partie du décor"

Martin Sutcliffe, aquariophile chez Sea Life, est très surpris : "Lorsque nous avons vu le premier oeuf lors d’une plongée de routine dans l’aquarium un peu avant Pâques, nous pensions qu’il était artificiel, qu’il faisait partie du décor, du thème", rapporte la BBC. Il poursuit : "Nous sommes restés perplexes quand nous avons regardé de plus près et réalisé qu’il était bien réel. Ensuite nous avons trouvé le deuxième oeuf trois semaines plus tard".

L’aquarium de ce parc de Blackpool au Royaume Uni contient environ 500.000 litres d’eau. Les recoins sombres sont très nombreux entre deux décors, et il est très facile pour un requin comme le requin-carpette de s’y cacher indéfiniment. La femelle qui a pondu ces oeufs "était probablement menacée par les requins plus imposants de l’aquarium", suggère Martin Sutcliffe.

Les visiteurs du parc seront ravis de savoir qu’ils peuvent désormais s’adonner à une nouvelle activité : aider le personnel à identifier leur mystérieux invité dans l’aquarium. Une fois le requin trouvé, les experts du parc pensent le changer de bassin. Il rejoindra certainement un aquarium tropical plus petit où un mâle de son espèce lui sera présenté.


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137 Re: Le post-gazette le Lun 27 Juin 2011 - 19:33

Eric

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Ces "monstres" qu'on sort du Tarn


La prise de Mathieu Roques à Albi: un spécimen de 2,47 m pour 96 kilos
Les amateurs de pêche au silure sont de plus en plus nombreux. Un jeune a récemment pris un poisson de 2,47 m à Albi. Un concours de pêche au silure va même être organisé pour la 1ère fois.

Samedi 11 juin, Mathieu sortait du Tarn à Albi, un silure mesurant 2,47 mètres pour 96 kg. Le jeune homme a immortalisé cette prise en réalisant des clichés impressionnants.


Ces dernières années, il est de plus en plus fréquent de voir des pêcheurs surprendre dans la rivière de véritables monstres de plus de 2 mètres de longueur. Leur pêche est presque devenue un phénomène de mode à tel point que pour la première fois, un concours est organisé dans le département le 3 juillet prochain à Lagrave (voir ci-dessous).

Il faut dire que le Tarn est l'une des rivières les plus riches en silures, en particulier entre Albi et Rivières, près de Gaillac. On trouve également des spécimens plus petits au Sud, dans l'Agoût. Les pratiquants se sont passés le mot et viennent parfois de loin, de Toulouse notamment, pour venir traquer ce poisson hors normes. En provenance d'Europe de l'Est, il aurait été introduit en France il y a plus de 20 ans.

« Sa pêche est très physique, c'est un véritable sport, raconte Didier Rey, le président de la fédération départementale. Quand on a un gros spécimen au bout de la canne, il faut parfois 2 heures à 2 h 30 pour le sortir de l'eau. Dès qu'il a mordu, il ne se débat pas trop mais se cale au fond de la rivière. Du coup, il faut souvent s'y mettre à plusieurs pour le remonter dans le bateau ».
Les plus petits se mangent

Avec sa taille gigantesque, ce carnassier ne jouit pas d'une très bonne image. On dit de lui qu'il mange tout ce qu'il trouve sur son passage. Didier Rey regrette cette mauvaise réputation : « Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce poisson ne mange pas tant que ça. Ce n'est pas lui qui fait le plus de dégâts sur les brochets et les sandres. Selon les études qui ont été réalisées récemment, il n'est pas nocif pour la biodiversité. Il aime les eaux stagnantes et profondes. »

De l'avis des spécialistes, les plus petits silures peuvent même être consommés. « Il paraît que ça a le goût de la lote » assure le président de la fédération. En revanche, les plus gros, gluants et visqueux, ne se mangent pas.

Selon un magazine spécialisé, la plus grosse prise (homologuée) a été réalisée à Bianzy en Saône-et-Loire avec un beau bébé de 2,45 mètres pour 108 kg.

Les vrais amateurs préfèrent remettre à l'eau les silures. D'autres les laissent mourir sur les berges, au grand dam de Didier Rey : « C'est un souci pour nous car le poisson se décompose. Il vaut mieux l'emporter ou le relâcher. »



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138 Re: Le post-gazette le Lun 11 Juil 2011 - 14:34

thierry

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AquarioTV , quand les ONG oeuvrent en lieu et place des gouvernements

les miracles existent:aussi en afrique


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« Le voyageur doit frapper à toutes les portes avant de parvenir à la sienne » (Rabindranath Tagore)

139 le Lun 29 Aoû 2011 - 11:32

Eric

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Philippines : 13 pêcheurs intoxiqués par une espèce de poisson rare

Treize pêcheurs philippins ont été victime d'un intoxication alimentaire lundi matin après avoir consommé du poisson d'une espèce rare dans le village de Mabilo, à Kalibo, dans la province d'Aklan, selon un responsable local.

Le Bureau de la pêche et des ressources aquatiques a ouvert une enquête sur cet incident pour connaître la toxicité du poisson qu'ils ont mangé, indique ce responsable.

Les pêcheurs travaillaient dans le cadre d'un projet de fabrication de filets pris en charge par ce bureau. Une trentaine d'entre eux ont consommé de ce poisson, mais seulement 13 ont été hospitalisés.

Les 13 victimes présentaient des symptômes de type allergique telles que des douleurs d'estomac et des irritations de la peau.


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140 Re: Le post-gazette le Lun 29 Aoû 2011 - 11:35

Eric

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L’origine des mâchoires retrouvée chez des poissons

Il y a 435 millions d’années, les poissons furent subitement munis de mâchoires. Comment ? L’explication du phénomène réside dans l’étude de l’anatomie interne de fossiles de poissons dépourvus de mâchoires.

Ces galéaspides, des poissons sans mâchoires, vivaient au Viet Nam, comme en Chine, il à 400 millions d'années. Leur crâne (à gauche), vient de livrer ses secrets, montrant qu'il préfigure la structure des vertébrés à mâchoires


Et le poisson fut doté d’une mâchoire… Comment ? Cette partie du squelette serait apparue chez les vertébrés à la suite d’une réorganisation du cerveau et des organes du sens. Elle devint ensuite le facteur essentiel du succès évolutif des vertébrés et de la diversité de leur adaptation.

Cette découverte se base sur l’étude de l’anatomie interne de fossiles de galeapsides (poissons sans mâchoires) et fut réalisée par une équipe internationale composée du Muséum national d’histoire naturelle, du CNRS, de l’institut suisse Paul Scherrer, de l’académie chinoise des sciences et de l’université de Bristol. Les spécimens analysés, vieux de 400 millions d’années, représentent un stade évolutif intermédiaire entre les vertébrés avec mâchoires et ceux sans mâchoires.

Les scientifiques ont reconstitué leur cerveau par l’analyse, aux rayons X, du squelette fossilisé. L’anatomie du galeapsides réunissait alors les conditions nécessaires à l’apparition des mâchoires : les cavités qui logeaient le cerveau, l’oreille interne, les yeux et les organes olfactifs… tous étaient nettement séparés de l’hypophyse, comme chez leurs descendants, futurs vertébrés à mâchoires.

Les mâchoires des vertébrés actuels se forment à partir de cellules souches qui migrent du cerveau postérieur vers l’avant, et le bas entre les deux narines. Mais certains vertébrés, comme les agnathes, ne peuvent développer de mâchoire faute de posséder plus d’un organe nasal.




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141 Re: Le post-gazette le Lun 29 Aoû 2011 - 11:38

Eric

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La présence record de méduses probablement due à la surpêche.

C’est du moins ce que semble conclure un rapport publié par Océan 2012, collectifs d’associations dédié à assurer la surveillance de la politique européenne de la pêche, sur les conséquences de la surpêche.

Les scientifiques ont déjà démontré que les méduses arrivaient sur les plages à cause de différents facteurs tels que la salinité de l’eau, les courants, la température. Toutefois la surpêche joue aussi un rôle important. En effet cette dernière, supprime les concurrents et les prédateurs naturels de la méduse. Elle leur permet donc d’avoir une croissance quasi exponentielle.

L’invasion des plages par les méduses n’est pas anodine, notamment pour le tourisme, premier secteur touché par ces mollusques. Ainsi en mer noire, l’invasion des méduses aurait couté près de 240 millions d’euros aux industries du tourisme et de la pêche depuis les années 1990. Enfin le rapport rappelle qu’une méduse « peut provoquer une piqure légère et une éruption cutanée. Mais pour d’autre, la cuboméduse, la méduse pélagique ou la physalie peuvent infliger des douleurs extrêmement fortes, de graves réactions allergiques voire la mort pour des personnes présentant des problèmes cardiaques ou respiratoires. »

- En juillet dernier, une proposition de réexamen de la politique commune de la pêche a été présentée. Cette dernière vise à une gestion plus scientifique de la pêche. Elle souhaite ainsi favoriser une durabilité des stocks de poisson ainsi que de nouvelles méthodes de gestion. Une gestion durable devrait ainsi être atteinte en 2015.

Ces mesures ont été jugées insuffisantes par les organismes de défenses de l’environnement, Greenpeace en tête.


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142 Re: Le post-gazette le Lun 29 Aoû 2011 - 11:42

Eric

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Une nouvelle espèce d'anguille a été capturée dans le Pacifique
L'an dernier, des scientifiques ont découvert une nouvelle espèce d'anguille près d'un archipel du Pacifique. Après étude, ils se sont aperçus que le poisson présentait d'étonnantes similarités avec les premières anguilles qui vivaient il y a 200 millions d'années.

C'est une nouvelle espèce d'anguille un peu particulière qu'ont découvert des scientifiques japonais à proximité d'une île de l'archipel de Palau dans le Pacifique. Selon l'étude publiée mercredi dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society B, cette créature ressemble en effet énormément aux anguilles qui peuplaient les fonds marins, voilà quelque 200 millions d'années.

Trouvé en mars 2010 dans une grotte sous-marine à 35 mètres de profondeur, le poisson présente même davantage de similarités avec les espèces du début de l'ère Mésozoïque qu'avec ses contemporains. Alors qu'il existe près de 819 espèces modernes d'anguilles, la longueur de la tête, le corps court et les rayures du nouveau poisson rappellent clairement les caractéristiques des espèces primitives, selon les chercheurs de l'Institut et Museum d'histoire naturelle de Chiba au Japon.

Ainsi, la trouvaille a été jugée si exceptionnelle que l'anguille a non seulement été désignée en tant qu'espèce séparée, baptisée Protoanguilla palau, mais a aussi été classée comme étant l'unique représentante d'une nouvelle famille taxonomique, les Protoanguillidae, rapporte l'AFP. De plus, l'équipe de Masaki Miya qui a analysé l'ADN des poissons n'a pas résisté à appliquer le terme de "fossile vivant" à ces P. palau. Une expression employé par Charles Darwin dans son livre L'origine des espèces, pour désigner des espèces ayant survécu des millions d'années, en exploitant des niches écologiques stables les poussant très peu à évoluer.

Néanmoins, jusqu'ici seuls huit spécimens mesurant entre 6 et 9 centimètres ont été capturés par les chercheurs japonais.


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143 Re: Le post-gazette le Lun 29 Aoû 2011 - 11:47

Eric

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Mexique : un boom d’espèces marines dans la réserve de Cabo Pulmo

La réserve de Cabo Pulmo, située à la pointe de la péninsule de Baja au Mexique pourrait être la plus riche réserve marine de la Planète, d'après une étude publiée le 12 août dans le journal PloS ONE. Ces dernières années, un boom de populations a été observé chez les espèces marines.

C'est une réelle explosion d’espèces marines qui s'est produite dans le Parc National de Cabo Pulmo ces dernières années. En effet en 1995, la pêche a été interdite dans cette zone située au sein de la Péninsule de Baja au Mexique, afin de protéger les populations d'espèces marines qui y vivent. Depuis, de nombreux poissons ainsi que d’autres animaux marins sont réapparus. Entre 1999 et 2009, Cabo Pulmo a alors enregistré une croissance de 460% de sa biomasse, estimée par le poids et la taille des espèces. Si l'on en croit une nouvelle étude, la réserve mexicaine serait ainsi devenue la plus riche réserve au monde.

En effet, pendant plus d’une décennie, les scientifiques ont surveillé différentes espèces au sein du Parc National qui comprend une trentaine d’iles et des zones côtières. Ils ont alors aisément pu constater l'apparition des nouvelles espèces, parmi lesquelles des homards, des pieuvres mais aussi des prédateurs tels que les requins. "La chose merveilleuse c'est que Cabo Pulmo est exactement ce à quoi ressemblaient beaucoup d'endroits avant qu'il n'y ait une surpêche chronique", explique Helene Fox, une scientifique du WWF non impliquée dans l'étude.

De même, peu de scientifiques espéraient une telle récupération de la vie marine à Cabo Pulmo. Enric Sala, écologiste marin co-auteur des recherches précise alors au National Geographic : "En ce lieu, la récupération a été exceptionnellement bonne. Or, nous savons d’après les études de centaines de réserves à travers le Globe qu'une protection marine efficace permet justement une croissance massive de la biomasse des poissons".

Plusieurs facteurs à l'origine de cette croissance

Selon les chercheurs dont les travaux sont publiés dans la revue PLoS ONE, il y a plusieurs raisons à ce fantastique boom d'espèces et l'une d'elles évoque le bon état initial du récif corallien. Mais l'autre facteur qui a joué un rôle crucial, est l'implication de la communauté locale. En effet, ces dernières années, la mobilisation a été massive autour de la préservation de la réserve et de nombreux pêcheurs se sont reconvertis dans l’écotourisme.

Une démarche essentielle selon Enric Sala qui explique, toujours au National Geographic : “Pêcher moins de poissons signifie en sortir moins de l'océan, c'est la "borne inférieure". Mais si vous laissez le pouvoir aux gens, si les gouvernements autorisent les communautés locales à gérer leurs propres réserves marines, la préservation marine et l'industrie de la pêche en bénéficieront énormément".

Pour les photos : http://www.maxisciences.com/poisson/un-faucon-des-mers-dans-la-reserve-de-cabo-pulmo-credit-photo-octavio-aburto-ilcp_pic32211.html


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144 Re: Le post-gazette le Mer 31 Aoû 2011 - 8:27

sebseb

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encore un défenseur des poissons rouges (ce qui va faire plaisir à Eric Wink ) : lien Yahoo et article complet sur 20 minutes .fr

le voici :
INSOLITE - Un député UMP a posé une question écrite au ministre de l'Agriculture pour faire interdire les aquariums trop exigus...
Les poissons rouges sont malheureux et le député UMP du Territoire de Belfort, Michel Zumkeller, veut les défendre. En cause: les «boules aquariums», ces petits bocaux qui nuiraient au bien-être des poissons, si l’on en croit les associations de protection des animaux. Plusieurs pays ont déjà interdit leur commercialisation, et l’association One Voice milite pour que la législation française prenne en compte le traitement infligé aux poissons de compagnie.

Un député à la rescousse des poissons rouges
La question a dû surprendre au ministère de l’Agriculture: le 5 juillet dernier, Michel Zumkeller interrogeait le ministre Bruno Le Maire «sur les conditions de vie des poissons dans les boules aquariums». Une question motivée par les bonnes relations entretenues entre le député et les associations de pêcheurs sur sa circonscription, explique son assistante à 20 Minutes: «La Fédération aquatique nous a interpellé à ce sujet car nous travaillons au quotidien avec les associations locales, de pêcheurs, de chasseurs ou autres», explique Laëtitia Guilbert.

Michel Zumkeller a donc pris la plume pour défendre les poissons rouges: «À l'époque où le bien-être des animaux est un sujet plus que jamais à l'ordre du jour, pourquoi ces boules de verre «primitives» sont encore vendues couramment à des personnes qui n'ont aucune notion des conditions optimales nécessaires au maintien des poissons d'aquariums?», demande-t-il au ministère. Accusant l'absence de filtration et l’utilisation d'eau du robinet «souvent et malheureusement non déchlorée», le député souligne le risque de mort des poissons: «Au bout de quelques semaines, si les poissons ont survécu, le changement d’eau se fera uniquement lorsqu’elle deviendra nauséabonde ou lorsque les poissons piperont l'air en surface, preuve qu'il faut agir, s'il en est encore temps».

La vie de poisson rouge, un enfer qui se finit souvent dans la cuvette des toilettes
Face à cette question, le ministère de l’Agriculture a rappelé que la France est dotée, depuis 1976, «d'un dispositif législatif et réglementaire important en matière de protection animale» et que «la question des normes minimales exigibles pour assurer les impératifs biologiques des poissons destinés à l'agrément sera étudiée dans le cadre des concertations en cours sur les projets d'arrêtés ministériels relatifs à la protection des animaux de compagnie». La France va-t-elle vers une interdiction des petits bocaux, comme cela a été fait en Italie, en Allemagne ou aux Pays-Bas? «Nous-mêmes ne savons pas ce qu’il est possible de faire, nous attendons la réponse du ministère», confie Laëtitia Guilbert.

L’association One Voice rappelle pour sa part que le poisson rouge, «traité comme un simple objet d’agrément, voire de décoration», est «avant tout un être vivant qui a des besoins physiologiques et comportementaux. Le contraindre à vivre dans un bocal le condamne à une mort certaine et prématurée.» Empoisonné par ses propres «déchets organiques», asphyxié lentement par le manque d’oxygène et soumis à de forts écarts de température, le poisson rouge serait condamné à finir sa vie malade et stressé. Ou pire, «dans la cuvette des toilettes faute de soins et de connaissances sur sa véritable nature», dénonce l’association.


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Seb c'est bien

145 Re: Le post-gazette le Mer 31 Aoû 2011 - 11:50

Eric

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Merci Sébastien, j'en avais déjà parlé, voir l'article en haut de cette page


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146 Re: Le post-gazette le Mer 31 Aoû 2011 - 11:57

sebseb

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oui je sais Eric (j'avais vu ton article) mais c'était pour souligné que c'est un autre député


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Seb c'est bien

147 Re: Le post-gazette le Mer 31 Aoû 2011 - 12:01

Eric

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sebseb a écrit:oui je sais Eric (j'avais vu ton article) mais c'était pour souligné que c'est un autre député

Une lois va enfin etre voté, voir le post de Burnus


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148 Re: Le post-gazette le Mer 31 Aoû 2011 - 16:03

Eric

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Le barrage qui tue les poissons

«Le Doubs va mal, mais les autorités ne s’en soucient guère», tel est le message véhiculé jusqu’au Conseil de l’Europe par le WWF, Pro Natura et la Fédération suisse de pêche (FSP). Pour «sauver ce cours d’eau unique», ces trois organisations ont porté plainte à Strasbourg contre la Suisse et la France. C’est la pollution qui mortifie le Doubs: «A Saint-Ursanne(JU), les eaux usées de tout un quartier se déversent directement dans le Doubs», accuse Lucienne Merguin Rosé, chargée d’affaires Pro Natura Jura.

Les pesticides de l’agriculture sont aussi dénoncés. Et ce que la militante jurassienne craint avec les micropolluants rejetés par la station d’épuration de La Chaux-de-Fonds (NE), c’est avant tout les médicaments.

Mais, si «le Doubs se meurt et avec lui ce poisson rare qu’est le roi du Doubs(Zingel asper)», c’est aussi à cause de trois barrages, à commencer par celui du Châtelot. «Les variations extrêmes du débit d’eau occasionnées par l’exploitation hydraulique sont à l’origine de l’état moribond de cette rivière franco-suisse», estiment les protecteurs de l’environnement. «Quand le niveau varie d’un bon mètre, les œufs et les alevins sont emportés et, quand le débit s’amenuise, ce sont les poissons qui sont pris au piège dans les cailloux», constate le pêcheur chaux-de-fonnier Laurent Giroud, en charge du dossier du Doubs à la Fédération suisse de pêche.

«L’énergie vendue à midi génère du profit», poursuit Laurent Giroud, en évoquant le barrage du Châtelot, et plus modestement, ceux du Refrain et de La Goule.

Qui sont les mauvais élèves au sein des autorités? «L’échelon des compétences est compliqué, raison pour laquelle notre plainte vise toute la filière», répond Lucienne Merguin Rosé.

La plainte déposée à Strasbourg repose sur un motif: le roi du Doubs est un poisson protégé par une convention européenne. «Ne pas sauver le Doubs, c’est violer cette convention», estime Lucienne Merguin Rosé. «On tourne en rond avec leurs études. Nous exigeons un plan d’action», s’impatiente Laurent Giroud.

http://www.bioaddict.fr/article/pollution-du-doubs-la-france-et-la-suisse-attaquees-en-justice-a1932p1.html


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149 Re: Le post-gazette le Lun 5 Sep 2011 - 13:09

Eric

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Belgique : Vol de carpe koï: un nouveau banditisme qui peut rapporter gros

C'est la panique dans les élevages piscicoles du pays, où l'élégante carpe koï, un poisson ornemental très prisé des collectionneurs, est devenue la proie de voleurs qui, jusqu'à présent, ont laissé la police le bec dans l'eau. Ces vols ont principalement eu lieu en Flandres.

Depuis quelques temps, de plus en plus de vols de carpes koï sont rapportés par les éleveurs. Les voleurs font de véritables razzias s'emparant parfois d'une cinquantaine de poissons à la fois. "Les voleurs ont pris 50 poissons dans mon bassin. Je ne les reverrai jamais", s’est lamenté Herman Belon, un malheureux propriétaire de carpes koï de Saint Nicolas, en Flandre orientale. "La police fait tout ce qu'elle peut mais je suis sûr que ces poissons sont déjà dans des aquariums de restaurants japonais peu scrupuleux quant à la provenance de ces poissons d'ornement", a-t-il ajouté.

Un véritable "marché noir"
La crise économique a été un facteur dans l'essor du vol de carpes koï, a affirmé Veerle Jakobs, responsable du Nippon Koi Garden, un élevage piscicole de la région d'Anvers. Elle aussi a été victime de voleurs et explique qu'un véritable "marché noir" a été mis en place par des "bandes criminelles" qui agissent pour le compte d'amateurs pas assez fortunés pour assouvir leur passion.

Une carpe vendue pour 50.000 euros
Une solution serait d'assurer les carpes mais les tarifs sont prohibitifs. La prime d'assurance représente souvent le tiers de la valeur du poisson. Propriétaire du magasin spécialisé, Paradise of Japanese Koi, près de Gand, Annie Van Alboon, possède deux spécimens rares. Une de ses carpes mesure plus d'un mètre et sa valeur est jugée inestimable. L'autre, à l'abri dans un bassin spécial, vient d'être vendue à un riche collectionneur pour 50.000 euros.

5 à 10 ans de prison
Les voleurs de carpes koï risquent de cinq à dix ans de prison, a souligné le procureur adjoint de Dendermonde, Jurgen Coppens. "Dès qu'on nous signale un vol peu importe qu'il s'agisse d'un poisson, de bijoux ou d'un piano à queue. Notre boulot est de faire de notre mieux pour retrouver ce qui a été volé et les voleurs", a-t-il dit. Mais, a-t-il ajouté, "nous ne possédons aucune piste".

Qu'est-ce qu'une carpe koï?
La carpe koï, victime muette de ce nouveau type de banditisme, n'est pas un poisson ordinaire. Issue de mutations chromatiques de la carpe commune, dotée d'écailles de couleur rouge, blanche, jaune ou noire et pesant jusqu'à 15 kilos, la carpe koï est parfois surnommée "le roi des bassins aquatiques" et chaque pièce peut valoir un millier d'euros, voire davantage pour les spécimens exceptionnels.


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150 Re: Le post-gazette le Mar 6 Sep 2011 - 18:57

Eric

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Poissons morts du Fujian: la piste d’une usine de médicaments

En Chine, la rivière Min charrie des dizaines de milliers de poissons morts depuis la fin août. Devant la colère des pêcheurs, les autorités ont d’abord parlé d’un manque d’oxygène lié aux tempêtes et aux fortes pluies qui ont affecté le sud-est du pays. Mais aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers une usine pharmaceutique. Un tuyau la reliant directement à la rivière a été découvert.


Ce sont les canards de Shuikou qui, finalement, seront venus démentir la thèse officielle. Le village compte parmi les plus affectés par l’hécatombe de poissons qui ravage la province du Fujian. Or, dimanche dernier, les carpes n’étaient pas les seules à flotter le ventre en l’air. Un éleveur témoigne ce mardi à la radio nationale : 70 de ses oiseaux aquatiques se sont retrouvés le bec dans l’eau, les poumons noirs et le foie hors d’usage.

Pour les pêcheurs il n’y a pas de doute, ce n’est pas le manque d’oxygène mais la pollution industrielle qui est en cause. La preuve : les pompes à oxygène installées par les autorités sur la rivière depuis maintenant cinq jours et cinq nuits n’ont pas empêché la faune de mourir.

Poissons enterrés dans les montagnes

Située face à Taiwan, la province du Fujian est connue pour ses montagnes baignées par les cours d’eau. A Shuikou comme à Huangtian, le ballet des camions multiplie les allers-retours en altitude pour enterrer les poissons morts devenus très odorants. L’agence Chine nouvelle a comptabilisé ce week-end la perte de 9 000 casiers, soit trois tonnes de poissons pour les deux villages. Des chiffres bien en deçà des estimations des habitants. Liu Shouxian confie ainsi à l’agence qu’il a perdu l’intégralité de son élevage, soit deux millions de ces carpes grasses qui ont fait la renommée du comté de Gutian. Les pêcheurs installés sur l’estuaire et les près de 500 kilomètres de la rivière Min produisaient jusqu’à 125 tonnes de poisson vendu quotidiennement sur les marchés environnants.

D’où la colère exprimée ce week-end par des producteurs qui ont tout perdu. Plus d’un millier de personnes ont bloqué les routes du comté samedi dernier. La police est intervenue tandis que les autorités annonçaient que les premiers prélèvements faisaient état d’une situation « normale ». La mort des élevages étant liée à un manque d’oxygène provoqué par les tempêtes qui ont touché la région.

Pollutions à répétition

Mais ce sont bien les papeteries et les compagnies pharmaceutiques qui sont aujourd’hui montrées du doigt par les pêcheurs. Certains ont été jusqu’à écrire au gouvernement local pour dénoncer l’une de ces compagnies soupçonnées de déverser leurs eaux usées directement dans le lit de la « mère des rivières », comme l’ont surnommé les habitants de la région.

Les inspecteurs du bureau de l’environnement de Fujian se sont rendus sur place le 4 septembre. Les gérants de Gutian Fuxing Pharmaceutical Co ont commencé par nier l’existence de ce conduit reliant l’entreprise au cours d’eau, avant d’avouer tout en jurant qu’il s’agissait d’écoulement non pollué. Les analyses sont en cours.

Le gouvernement de la province, qui craint des débordements, annonce de son côté avoir débloqué 10 millions de yuans, soit plus d’un million d’euros d’indemnités, pour tenter d’apaiser des riverains fatigués par ces pollutions à répétition. Suite aux pluies torrentielles et aux rejets acides d’une mine de cuivre en juillet 2010, 1 890 tonnes de poissons avaient été retrouvés morts dans la rivière Ting. Les pêcheurs estiment aujourd’hui que 90 % des élevages de la rivière Min ont été décimés, soit près de 200 millions de yuans de manque à gagner pour le secteur.


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